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 La maison de Barentorn

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Eris de Vorante

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MessageSujet: La maison de Barentorn   Sam 3 Mai - 0:01




Fondée en l'an de grâce 1233 après l'Exode, la maison de Barentorn a su au fil des générations marquer d'une empreinte indélébile l'histoire d'un royaume ébranlé par les multiples changements d'une triste époque.

Famille forgée d'acier et de feu, de guerre ainsi que de sang, cette dynastie encore naissante à l'image violente et controversée s'imposa il y a plus d'un quart de siècle afin d’asseoir en Tyrie ses valeurs humanistes et ce, sans hésiter à défier les conventions d'une frileuse aristocratie.

Forte de biens et de prestige, leur histoire débute avec un homme du peuple que rien ne pouvait prédestiner à l'existence qui fut la sienne.









Né en 1204 d'Achille Barentorn, sous officier séraphin et de son épouse Maëlle, le jeune Archbald grandit dans une vallée de la Reine meurtrie par les hordes de centaures. Dans un monde où l'avenir n'appartient qu'à ceux qui savent se défendre, Achille enseigne à son fils les rudiments de la guerre, du maniement des armes aux stratégies militaires. Archbald se révèle être un élève doué d'un zèle exceptionnel.

Marqué par une jeunesse difficile, le jeune homme subit durant son adolescence le trépas de son père lors d'un assaut. Cet événement sera pour Archbald le prologue d'un avenir aussi chargé d'ambitions que de périls. Il n'a pas encore atteint la majorité que l'intrépide prête serment à la couronne et  jure de servir son royaume du sang qu'il est prêt à verser.  Durant des années, Archbald rallie à sa cause renégats bafoués, parjures en quête de rédemption, paysans avides de gloire. Durant des années, Archbald entraîne ses hommes, les équipes, les armes et constitue grâce à leur soutien, une milice. La milice qui sera son tremplin vers la consécration.

Le guerrier s'engage dans les batailles avec ses compagnons aux côtés de l'armée royale. Leurs remarquables prouesses porteront avec fierté les étendards de la victoire et de la reconnaissance. Estimé par la maison royale, Archbald obtient l'honneur d'un titre et d'une entrée dans le monde des Grands. Les terres perdues au delà des rivages, cloîtré dans les montagne, sauvages et à faible population sera pour le nouveau comte un nouveau foyer de prospérité.


Alors que tout est à rebâtir en ces lieux désertés, Archbald y compte sur le soutien de ses hommes qui partent à la rencontre des habitants : quelques hameaux, vestiges d'une ancienne colonie ascalonienne. On y cultive, érige, élève le bétail. Le vieux château reprend ses couleurs et l'on y voit peu après flotter les couleurs de la maison qui vient de naître.

A l'âge de trente deux ans, Archbald de Barentorn prend pour épouse la femme qui fut pour lui une proche alliée durant ses campagnes et un fidèle soutien au sein de la cour impitoyable : Lynn d'Acre, chevalier de la couronne. D'une seule année sa cadette, la dame éblouie par la clarté de son visage et la pureté de ses actions. Fille d'un hobereau sans grande fortune, la nouvelle comtesse se sert de sa dot afin de financer les travaux de leurs terres. Sa générosité, sa modestie et sa bienveillance lui accordent l'amour des habitants du comté. Ensemble, ils forment un couple admiré et chéri par leur peuple. Les cloches de la chapelle tintent, tonitruantes, lors de la naissance de leur héritier : Ethan de Barentorn. Un jour de liesse où les festivités ne cesseront qu'au petit matin. En ce temps là, l'on se sentait immortel car l'avenir semblait  flamboyer à perte de vue.

Seulement le rêve s'estompa brusquement. A cinquante neuf ans, alors qu'Archbald de Barentorn déjà nommé le Fondateur quitta ses terres pour gagner la cour, il ne jugea point nécessaire de faire ses adieux à sa famille. La capitale réclamait sa présence. L'homme savait se montrer sage et attentif. Aussi paraît il pour le Promontoire afin d'apaiser quelques conflits avec les familles opposantes. Celles ci voyaient d'un fort mauvais œil la prodigieuse ascension sociale de ce parvenu. Alors que le comte de Barentorn traversait une rue du quartier de Rurikton, le coup partit de nul part. Un guet-apens le frappa en plein cœur, par quelques bandits dont on ignorait les réelles motivations. Simple cupidité ? Ou peut être l'oeuvre d'un complot. Avec la perte de leur comte fondateur, ses héritiers perdaient l'espoir d'une paix durable.



Dernière édition par Lucrèscia de Barentorn le Mer 3 Juin - 15:06, édité 7 fois
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Eris de Vorante

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MessageSujet: Re: La maison de Barentorn   Mer 3 Juin - 16:48




Ethan de Barentorn, fils unique du fondateur et de la dame d'Acre, vint au monde au cour de l'année 1249. Héritier de la nouvelle dynastie aux terres lointaines, le jeune Ethan est élevé au château familial, selon les valeurs chères à ses parents. Initié aux arts de la guerre ainsi qu'à la politique, le comté voit en ce jeune prodige la promesse d'un avenir d'autant plu radieux à une époque où la plupart des familles nobles rejettent les siens. C'est à l'âge de quatorze ans que son illustre père meurt dans une ruelle de la capitale. Devenu comte de Barentorn et chef de famille, le sinistre seigneur ne tardera pas à alimenter la légende noire qui lui vaudra le titre de tyran.

Les contemporains expliquent difficilement le caractère présumé pervers et violent de cet homme qui demeurera pour beaucoup un grand mystère. La fondation de l'ordre des limiers participera à l'édification du comté tel qu'on le connaît aujourd'hui. Ces hommes sélectionnés parmi la plèbe ou les truands formeront la garde privée du comte et l'aidera à saisir son peuple sous le joug d'une brusque oppression. Alors que le commerce avec les populations du reste de la Kryte allait bon train, les frontières du comté se voient fermées sans qu'une raison ne puisse justifier cette décision. Le fossé qui sépare la gouvernance d'Archbald et celle de son fils s'élargit au fil des années, jusqu'à former un véritable précipice.
La pauvreté du peuple s'intensifie en même temps que la richesse du seigneur. Vient le moment où il songe à épouser une femme. Son dévolu se porte sur Alyra, fille du baron de Blanchesoie. Dame de qualité à la beauté certaine, délicatement sensible et l'âme poétique. Cette frêle créature ne ressemblant en rien à son promis ne trouve pas le moyen d'éviter ces noces funèbres.

Ainsi, Alyra de Blanchesoie, âgée de seize ans, devient la nouvelle comtesse de Barentorn. Le peuple la surnomme « la dame rouge ». Son époux, de neuf ans son aîné, la condamne à une vie de solitude et de mépris. Son mépris. La jeune femme jadis si enjouée devint petit à petit une ombre errante. L'affection dont elle pouvait nécessité, elle le trouvait auprès de ses gens. Auprès des habitants de ces terres endolories. Elle comprenait leur peine et ils comprenaient la sienne. Proche de ces derniers, elle fut aimée, elle fut louée. Ce sont durant ces quelques années où sa liberté pouvait encore être relativement savourer qu'elle vécut une intense mais éphémère idylle aux côtés du commun des martyrs. Un martyr en particulier. Un homme doux qui sut la séduire. Elle en tomba amoureuse mais l'impardonnable affront de cette dégoûtante union priva Alyra de ses déplacements hors du château. Son amant fut exécuté et Alyra commença alors à se laisser mourir petit à petit.

Le temps passe et les rumeurs circulent d'une oreille à l'autre. On prétend que le comte assassine ses rivaux de sang froid. Qu'il affame son peuple. Qu'il ne s'entoure que de sombres individus. Et quels individus ! C'est en ce temps que le comté vit apparaître de sinistres personnages. Le Calissius, Le bourreau Tearlach, les limiers. Mais en même temps que la douleur du peuple il grandit au sein du comté un vent de révolte.

Colosse 1297, l'héritier des Barentorn vient de naître. Son père, hanté par la paranoïa de voir son fils un jour le détrôner projetait déjà de le faire assassiner. Le salut du nourrisson vint du majordome du château. Homme dévoué à sa dame, il s'empara de l'enfant pour le porter vers des contrées plus paisibles, loin de cette folie. Aucun au sein du fief ne se soucia avec grand intérêt du sort de cette descendance. Venant d'un monstre tel qu'Ethan de Barentorn, son fils ne saurait être qu'un démon.

La tempête éclata huit années après et les habitants levèrent leurs fourches et leurs torches pour protester contre ce régime tyranique. Le comte venait de rendre l'âme ! Ce débauché fut assassiné par l'une de ses maîtresses. « Le comte est mort ! Vive le peuple ! » entendait on alors dans les rues. Mais alors que la régence tomba entre les mains du fourbe Calissius, les limiers furent sommés de mettre un terme à ce scandale. Et le soleil désolé ne montra pas sa tête.


Dernière édition par Lucrèscia de Barentorn le Mer 3 Juin - 18:37, édité 1 fois
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Eris de Vorante

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MessageSujet: Re: La maison de Barentorn   Mer 3 Juin - 18:29



Un enfant naît d'une femme bafouée. Il est secouru in extremis d'un père paranoïaque par le majordome et est conduit clandestinement hors des terres dont il sera l'héritier. Cependant, ces terres, cet héritage, le futur comte ne le découvrira que vingt huit ans plus tard. Askel. Tel est le nom que sa famille d'adoption lui attribuera. Ce prénom signifie "aile". Sans doutes était il alors plus aisé pour un norn de faire valser dans les airs un simple humain. Pour un norn, oui, car le IIIe comte de la famille des Barentorn est éduqué dans un pavillon des Cimefroides.

Présumé abandonné dans la neige à la lisière des Champs de Gendarran, le nourrisson est retrouvé par une équipe de chasseurs norns. L'un d'eux décide de le récupérer afin de le confier aux soins attentifs de sa chère femme. Le petit humain aux yeux clairs comme le givre s'éveille sur un monde de colosses, de froid rigoureux, de luttes et de fierté. Une culture lointaine de son foyer d'origine mais qui pourtant fera partie de sa réalisation. Il grandit aux côtés de son frère Njall qu'il observe progresser avec le chef de famille. Sa mère, quant à elle, lui parle de l'histoire de ce peuple rustique, de ses Esprits, de l'orgueil et de l'art de voir loin afin de se forger un destin, une légende.

Bien qu'élevé au sein d'une famille de norns, la majorité d'entre eux ne parvenait pas à considérer le jeune Askel comme l'un des leurs. Mené à la dure, il lui fallut endurer les traitements peu amicaux de certains camarades qui se refusaient à lui enseigner leur savoir faire. Lorsqu'il atteint les douze ans, Njall accepte d'initier son "petit" frère aux armes, dans le plus grand des secrets.
A l'âge de dix sept ans, Askel quitte le foyer familial, décidé à s'enrichir de l'expérience du Monde et de se mesurer à ceux qui accepteront de l'accompagner dans son développement. Ainsi intègre t-il l'Ordre des Veilleurs. Au sein de cette nouvelle famille, Askel fait valoir ses talents de combattant. Il perce dans une riche carrière qui le mène jusqu'à la fonction de Maître de guerre. Épaulé par son ami Hrunh, ils suivent le chemin de la guerre. Ils voyagent, à travers les Cimefroides en premiers lieux, puis à Orr où la lutte contre le dragon ancestral fait rage.

Cet épisode noir imprégnera l'esprit du guerrier à jamais. La nuit, les scènes macabres de ce terrible théâtre d'abomination jailli de ses souvenirs. Il y flaira l'odeur du sang, de la putréfaction. Tout le long du début de son existence, le comte malgré lui vécu nombre d'épreuves qui allaient faire de lui un guerrier comme sa famille n'en avait encore jamais rencontré. Askel a vingt sept ans. Zhaïtan vient de trépasser. Épuisé par la survie et les hécatombes, il est temps pour lui de prendre sa retraite.

Les péripéties de son existence ne s'achevèrent guère par une retraite bien méritée. L'homme qui fut à l'origine de sa survie, jadis dévoué à la maison de sa mère, resurgit du passé pour confronter Askel à l'héritage légué par son tyran de père. Le maître de guerre endosse alors le lourd manteau de comte de Barentorn. Qu'à cela ne tienne. Ceci est son droit de naissance. Héritier d'une fortune, il n'en est pas moins un homme seul. Pour redorer le blason de sa famille, il lui faudra le soutient d'individus loyaux. Pour la première fois depuis plus de vingt ans, le nom de Barentorn se murmure à nouveau à la cour.


Au fur et à mesure, le comte tisse des liens d'amitiés tenaces. Gréghory McDorf, Aurore Highspear sont parmi les premiers à s'engager à ses côtés. Une nouvelle compagnie se forme, d'hommes armés, d'érudits. Il manquait alors à cette maison un diplomate pour mieux se compléter. Alors que le comte figure parmi les plus prisés des célibataires de la noblesse, le regard de celui ci s'arrêtera sur la plus petite et la plus sulfureuse des dames de ce temps.

Lucrèscia Darcy sortait à peine de l'académie du Souffle des Six qu'elle héritait déjà du titre de baronne de Lys... ainsi que d'une scandaleuse réputation qui laissait rarement de marbre. Une jeune femme prête alors à offrir son aide aux Barentorn en tant qu'ambassadrice. Vingt ans, l'insouciance de la jeunesse dans le regard, le raffinement de sa sphère d'origine et l'esprit tempéré d'une diplomate. Une liaison secrète s'amorça rapidement jusqu'à ce que leurs fiançailles ne soient proclamées... puis une grossesse.

L'amour grandissait progressivement entre les deux amants mais la maison de Barentorn ne devait pas s'arrêter d'exercer pour autant. De multiples campagnes virent le jour et les membres de la maison partirent aux quatre coins de la Tyrie pour porter haut et fièrement l'étendard de la victoire : Orr, Hinterlands, Ascalon, Vallée de la Reine, Côte de la Marée Sanglante, Arche du Lion. Rares étaient ceux pour qui leur nom était inconnu. Outre tout ces combats pour défendre la liberté des tyriens aux côtés du Pacte et autres organisations, la quête de l'épée du Crépuscule ne cessait de stimuler l'esprit du comte. Pendant plus d'un an, cette arme dont l'existence n'était certifiée que dans quelques textes oubliés fut recherchée, conduisant la maisonnée à l'affrontement contre de redoutables adversaires. A terme de cette aventure, une épée fut forgée. Le Crépuscule ? Peut être pas. Un Crépuscule, en tout les cas avait pris place sur l'échine du comte qui désormais peut brandir l'arme apparaissant sur le blason de sa dynastie.



Pendant plus de deux années, la maison releva un grand nombre de défis. Contre les revenants, l'Alliance de la Fusion, les sbires de Scarlet, les Centaures, les bandits, ou encore le Blanc Manteau. Le comte rassembla à ses côtés nombre de familles de l'aristocratie telles que les McDorf, Al Khazar, Darcy, Baël Emàr, Ghunter... et bien d'autres individus ayant au moins tous en commun la noblesse du coeur. Après une louable victoire, le comte eut jusqu'à l'honneur de recevoir en présent de la couronne les titres de propriété de trois hameaux krytiens. Sa fortune semblait faite mais après bien des prouesses, il restait une périlleuse épreuve qui attendait d'être surmontée : la conquête de son propre territoire.
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